LLL: LIVRES & LECTURES DE LILI...

... MES LECTURES, MES COUPS DE COEUR, MES CRITIQUES.

30 octobre 2009

Le camion électrique

Roman d'Alain Galindo. Camion__lectrique

Julien a inventé un camion électrique. Un camion géant. Un semi-remorque. Recouvert de panneaux solaires, le véhicule est censé capter la lumière pour en faire de l'électricité et produire ainsi son propre carburant, propre et économique. Mais les batteries de l'engin tombent en panne. Julien et son épouse Alice sont arrêtés au pied d'une butte, au bord d'une route où personne ne passe jamais. Cinq cent mètres derrière, il y a un village. Cinq cent mètres, ce n'est rien, à pied quelques minutes suffisent. Mais le semi-remorque qui n'avance désormais que d'un mètre par jour n'est pas prêt de l'atteindre. Pour tuer le temps, Julien ouvre, un peu par hasard, un commerce de boîtes de cassoulet et de bouteilles d'eau minérale, à bord de son camion. Les mercredi et samedi, il fait aussi la garde de tous les enfants du village. Alice se lasse de cette vie immobile, ou presque, pendant que Julien échaffaude les solutions les plus folles pour faire bouger son camion.

Le début de l'histoire est charmant. Le personnage du savant fou dépassé par sa création est attachant, même si on aurait bien envie de lui secouer un peu les puces. D'emblée, je n'ai pas aimé le personnage d'Alice, l'épouse délaissée qui sacrifie son existence de mauvaise grâce aux projets délirants de son mari. Elle n'avait qu'à partir tout de suite la mijaurée!

Les derniers chapitres et la conclusion m'ont fortement déplu. Je n'ai pas compris le glissement depuis la fable sur la réussite personnelle et l'accomplissement de soi vers le conte gothique et l'apologue moralisateur, dans le genre de l'Ecclésiaste. Vanitas vanitatum omnia vanitas, oui, merci on le sait depuis longtemps.

Néanmoins, la construction est très sympathique. Les chapitres, longs de trois pages maximum, permettent une avancée au rythme du camion: pas beaucoup, mais un peu quand même. Et peu à peu, ça fait une histoire. L'ensemble est agréable, même si je reste sur la réserve quant à la fin du texte. C'est une lecture agréable, simple, sans prétention, tout à fait abordable par des adolescents.

Une phrase m'a beaucoup plu, et je la retiens comme mantra pour les jours à venir: "Arriver au terme d'un projet, était-ce forcément le réussir?" (p. 44)

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com Un grand merci à Babelio et aux Editions Volpilère Editions_Volpilierequi m'ont offert ce livre.

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28 octobre 2009

Je t'offrirai une gazelle

Roman de Malek Haddad. Lettre H de mon Challenge ABC 2009. Je_t_offrirai_une_gazelle

Gisèle Duroc, relectrice aux Editions du Ciel de Paris, découvre le manuscrit d'un auteur inconnu, Je t'offrirai une gazelle. Le roman relate la belle romance entre Moulay et Yaminata, à l'ombre des dunes du Sahara. L'auteur est un poète, un écorché qui ne supporte que la compagnie de M. Maurice, un habitué du troquet qu'il fréquente. Gisèle Duroc est troublée par le texte, mais bien davantage encore troublée par l'auteur.

Très belle construction pour ce roman qui n'a d'exotique que le titre. Le premier chapitre est en fait l'introduction du livre que le personnage écrit. En quelques lignes, il trace le portrait de l'écrivain face à sa feuille, d'une façon qui, si elle n'est pas innovante, n'en est pas moins poétique et délicate. Et tout au long du texte se tisse une image, une idée de l'écrivain. Il est maudit comme au temps des Rimbaud et Verlaine, il est acharné comme l'était Balzac, il est d'ailleurs comme étaient d'ailleurs Desnos et ses acolytes.

De l'auteur du texte, on ne connait pas le nom, à aucun moment. Et c'est toute une théorie littéraire qui s'effondre devant les évidences: "Le manuscrit ne portait pas de nom d'auteur. Ce dernier, un jour qu'il se trouvait en lyrisme commandé, avait affirmé dans une revue que les bienfaiteurs du rêve voyagent incognito. Il se prenait peut-être pour un bienfaiteur du rêve. En vérité il ne comprenait pas cette façon d'agir qui consiste à dire: "C'est moi!" On dit "C'est moi." Et puis on dit "C'est à moi!" On donne son nom à un enfant. Mais, heureusement, on ne l'appelle que par son prénom. L'hypocrisie patrimoniale que représentait un nom d'auteur sur une couverture le dégoûtait." (p. 13 & 14)

Le roman offre une vision idéalisée, mais aussi désabusée d'un pays en guerre. L'Algérie n'est pas que le pays des gazelles, des femmes bleues et des onirismes exotiques. C'est aussi un pays marqué par le conflit qui l'oppose au tyran colonialiste, pays qui essaime et perd ses enfants en métropole. Il n'y a pas de descriptions claires de la guerre franco-agérienne, mais les allusions se succèdent et comblent les silences: un contrôle abusif de papiers d'identité, une famille décimée par le typhus, une enfant morte sous le sable, etc. Quelques phrases peut-être sortent du lot, et disent les choses telles qu'elles sont: "Entre Paris et Alger, il n'y a pas deux mille kilomètres. Il y a quatre années de guerre. Il est inutile d'interroger. Ce n'est pas du voyage, ce n'est pas du tourisme. Les trains ne s'en vont plus pour le plaisir de s'en aller." (p. 98)

Petit coup de griffe envers les maisons d'édition, qui m'a fait sourire: "Il y a longtemps que l'auteur se doute qu'on peut parler de tout dans une maison d'édition sauf de littérature." (p. 55)

Une très belle lecture, étourdissante comme l'histoire d'amour qui ne se noue qu'à demi entre Gisèle et l'auteur, grisante comme le soleil qui inonde le désert, incisive par tous ses jugements. Rapide aussi, à peine une heure de plaisir. C'est peut-être là le défaut de ce livre. Sa concision, toute sublime, est frustrante. J'ai refermé le livre avec un mot au bout des doigts: encore.

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25 octobre 2009

Le Montespan

Roman de Jean Teulé. Montespan

Louis-Henri, marquis de Montespan, est un époux comblé. Françoise est assurément la femme la plus belle du royaume, et elle l'aime d'une commune passion. Mais un tel trésor ne peut que faire naître les convoîtises. Nommée dame de compagnie de la reine Marie-Thérèse, Françoise de Montespan ne tarde pas à se soumettre et à succomber aux désirs du Roi-Soleil. Tout autre époux que Louis-Henri aurait tiré profit de cette union adultère. Mais en Gascon simple et homme amoureux, il refuse de céder son épouse à un autre, fût-il roi de France. Téméraire et insoumis, il accuse le roi. Son carrosse, repeint de noir et affublé de bois de cerf, annonce partout la honte qu'il subit. Ne cédant ni aux cadeaux ni aux menaces, retranché sur ses terres de Guyenne, il attend le retour de sa femme.

Truculente et enlevée, cette biographie du marquis de Montespan ne manque pas de piquant. L'auteur appelle les chats par leur noms, et les grands de l'Histoire sont rhabillés pour l'hiver. Je doute que les gravures et autres illustrations aient pour but premier d'informer. Il s'agit surtout de faire rire. Voilà un roman qui se lit en une demi-journée, parfait pour occuper une après-midi trop longue, derrière une vitre au soleil.

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24 octobre 2009

Le livre des nuits

Roman de Sylvie Germain. Livre_des_nuits

Victor-Flandrin Pléniel, que l'on appelle aussi Nuit-d'Or-Gueule-de-Loup, quitte la péniche qui l'a vue grandir, s'éloigne de l'eau à laquelle sa famille était attachée depuis des générations pour s'enfoncer dans les terres. Il porte au coup les sept larmes de son père, dont le visage a été marqué par le sabre d'un uhlan en 1870. Il avance accompagné de l'ombre blonde de sa grand-mère qu'il porte comme une protection. C'est à Terre-Noire, un lieu reculé, qu'il établit son existence, qu'il prend femme, quatre fois, et qu'il engendre une descendance nombreuse, sous le sceau de la géméllité et de la tache d'or qu'il transmet à l'oeil de tous ses enfants. Traversant les conflits qui agitent le reste du monde, incapable de soustraire les siens aux remous de l'histoire et des passions, Victor-Flandrin dure longtemps alors que sa famille meurt et se réduit.

Nuit-d'Or-Gueule-de-Loup est un personnage comme j'aimerais en croiser plus souvent dans mes lectures: "Nul ne savait vraiment d'où il venait, ni pourquoi ni comment il était arrivé là. Les légendes et les ragots les plus fantasques couraient au sujet de son teint noirci par la poussière de charbon, des taches d'or de son oeil qu'il se mettait maintenant à distribuer à sa progéniture, de son ombre blonde qui hantait toute seule les chemins, de son accointance avec les loups, de sa voix dont l'accent différait de celui de la région, de son regard capable d'éteindre les miroirs et de sa main mutilée." (p. 94)

Et tous les autres personnages sont aussi bien construits. La question de l'identité est au coeur de tout le roman. Il y a impossibilité pour tous d'être unique. Il n'y a que double et dédoublement, soit par la géméllité, soit par un double prénom, soit par un surnom qui parachève la personne, qui valide l'existence.

Il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans la progéniture de Victor-Flandrin. J'y ai vu une famille fantastique, aux ramifications infinies, un peu comme l'immense tribu des personnages de Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez. A la fois bien réels et totalement chimériques, les êtres traversent le texte et lui confèrent une valeur merveilleuse, aux limites du fantastique. Il y a celui qui parle aux loups, celui qui porte en lui son frère, celles qui sentent et vivent les malheurs de demain, celui qui chante mieux que les oiseaux, etc.

Le texte, à la fois récit familial, récit initiatique pour chaque personnage, apologue, conte philosophique, légende, se décompose en strates qui ne peuvent aller les unes sans les autres. C'est très bien écrit, puissant et entraînant. C'est la meilleure lecture de mon mois d'octobre.

Pour m'y retrouver et pour ceux qui seraient tentés par le livre, voici un petit récapitulatif de la famille Pléniel. C'est basique, mes compétences en description généalogique n'étant pas bien étendues.

Génération 1 

Génération 2 

Génération 3 

Génération 4 

Vitalie + Le Père

Théodore-Flandrin

Théodore-Flandrin + Noémie

Honoré-Firmin & Herminie-Victoire 

Théodore-Flandrin + Herminie-Victoire 

Victor-Flandrin (Nuit-d’Or-Gueule-de-Loup) 

Mariages et descendance de Victor-Flandrin Pléniel

Victor-Flandrin + Mélanie Valcourt

Augustin & Mathurin (Deux-Frères), Mathilde & Margot (La Maumariée)

Deux-Frères + Hortense = Benoît-Quentin

Victor-Flandrin + Blanche Davranches

Rose-Héloïse (Sœur Rose de Saint-Pierre) & Violette-Honorine (Sœur Violette du Saint-Suaire)

Victor-Flandrin + une femme anonyme

Raphaël, Gabriel et Michaël

Victor-Flandrin + Elminthe-Présentation-du-Seigneur (Sang-Bleu)

Baptiste (Fou d’Elle) & Thadée

Baptiste + Pauline = Jean-Baptiste (Petit-Tambour) & Charles-Victor (Nuit d’Ambre)

Thadée = Tsipele et Chlomo

Victor-Flandrin + Ruth

Sylvestre & Samuel, Yvonne et Suzanne

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20 octobre 2009

Comme un livre ouvert

Voilà un nouveau tag, trouvé chez Fattorius. Il m'a occupée quelques heures. Pas toujours facile de trouver des réponses appropriées. Je ne l'impose à personne. Ceux que ça tente peuvent le reprendre.

Comme_un_livre_ouvert

1- A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture? Jojo Lapin, Enid Blyton.

2- Quel est le chef-d'oeuvre "officiel" qui te gonfle? Stupeur et tremblement, Amélie Nothomb. Je ne l'ai pas lu, et je ne suis pas prête de m'y atteler.

3- Quel classique absolu n'as-tu jamais lu? Guerre et paix, Léon Tolstoï. Mais il est sur ma LAL!

4- Quel est le livre, unaniment jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer? Tous les livres de Guy Des Cars, tout particulièrement Le château de la Juive. Et j'affirme que ce ne sont pas des romans de gare à l'eau de rose. Il y a de réelles qualités littéraires dans tous les textes de cet auteur!

5- Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer? Même réponse que précédemment.

6- Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier? Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel.

7- Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer? Roman, Onuma Nemon.

8- Quel livre pourrais-tu lire et relire? Madame Bovary, Gustave Flaubert. Il faut d'ailleurs que j'écrive un billet sur ce livre!

9- Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de la personnalité? Tous les contes de Grimm, Andersen et Perrault.

10- Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes? Le lion, Joseph Kessel.

11- Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique? (M'enfin!!!! C'est très personnel comme question ça!) Journal d'une femme adultère, Curt Leviant.

12- Quel livre emporterais-tu sur une île déserte? La Bible, indubitablement.

13- De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience? Le dernier tome du cycle L'affaire Jane Eyre, Jasper Fforde. Cela me permettrait enfin de publier mon billet sur ce cycle et de partager ma passion pour cette oeuvre! J'ai le tome 5 sous le coude, tout en haut de ma PAL, Le début de la fin.

14- Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi? La couleur pourpre, Alice Walker, par Steven Spielberg.

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17 octobre 2009

Fragments d'un discours amoureux

Texte de Roland Barthes. Fragments_d_un_discours_amoureux

"La nécessité de ce livre tient dans la considération suivante: que le discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets [...], mais il n'est soutenu par personne." (p. 5)

Pourquoi faire un résumé imparfait quand l'introduction est si claire? Le texte présente les états du l'état amoureux au travers du langage qui les sanctionnent. Il y a des jolies réflexions. "Le langage est une peau: je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir." (p. 87)

J'ai été un peu irritée par la similitude systématiquement pointée entre la figure de l'aimé absent et la réminiscence de l'abandon par la Mère. Freud n'est pas ma tasse de thé.

Pour la première fois depuis longtemps, j'ai picoré dans un livre, je n'ai pris que ce que je voulais. Ca fait du bien de changer de pratique.

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14 octobre 2009

Il pleut des livres

Rendez-vous chez Babelio jeudi!

Il_pleut_des_livres

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11 octobre 2009

Princesses de science

Roman de Colette Yver. Prix Fémina en 1907. Lettre Y de mon Challenge ABC 2009.Princesses_de_science

Le docteur Fernand Guéméné est amoureux de Thérèse Herlinge, la fille du prestigieux docteur Herlinge. Elle est interne dans le service de son père. Quand Fernand demande la main de Thérèse, il attend d'elle qu'elle renonce à la médecine pour se consacrer au foyer, ce qu'elle refuse. Pour vivre avec la femme qu'il aime, Fernand comprend qu'il doit céder.

Féministe et catholique, tout comme son auteur, ce livre est passablement démodé sur le fond. On ne demande plus à une femme de choisir entre sa carrière et sa famille aujourd'hui. Sur la forme, peu de choses à dire. Ce n'est pas mal écrit, ça se lit sans déplaisir, mais tout ça manque de sentiments.

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08 octobre 2009

Rouge

Roman de Marie Delvigne. Lettre D de mon Challenge ABC 2009. Rouge

Le narrateur, un homme, évoque la maladie de la femme qu'il aime, et combien cette maladie déshonorante pour elle est objet de jouissance pour lui.

Estomacs sensibles s'abstenir... C'est toujours dérangeant de lire la confession d'un déviant sexuel. Je me demande ce que ça apporte au lecteur. Je reconnais au texte une puissance rythmique parfaite: en 70 pages, impossible de reprendre haleine. L'obsession du narrateur pour le rouge est palpable, on a l'impression que la couleur suinte à chaque page. Mais le sujet n'est définitivement pas de ceux que j'affectionne. Et je me demande où j'ai pu trouver ce livre pour avoir envie de le lire...

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06 octobre 2009

La place

Biographie d'Annie Ernaux. Place

L'auteure fait le récit de l'existence de son père, depuis ses premières années de garçon de ferme jusqu'à la réussite du petit commerçant. Elle raconte aussi les brisures constantes entre cet homme du passé et elle, jeune femme happée par la modernité.

Moins catastrophique Les années, ce livre ne se laisse toutefois pas lire avec plaisir. L'auteure parle de son père, un être pour lequel chacun ne peut qu'éprouver des sentiments extrêmes, quelle qu'en soit la nature, avec une insupportable platitude assumée? "Depuis peu, je sais que le roman est impossible. Pour rendre compte d'une vie soumise à la nécessité, je n'ai pas le dorit de prendre d'abord le parti de l'art, ni de chercher à faire quelque chose de 'passionnant" ou "d'émouvant"? Je rassemblerai les paroles, les gestes, les goûts de mon père, les faits marquants de sa vie, tous les signes objectifs d'une existence que j'ai aussi partagée. Aucune poésie du souvenir, pas de dérision jubilante. L'écriture plater= me vient naturellement, celle-là même que j'utilisais en écrivant auterfois à mes parents pour leur dire les nouvelles essentielles." (p. 24) Ca ne me convainc pas. J'ai l'impression de lire le résumé objectif de toute une catégorie sociale. A croire que le père d'Annie Ernaux n'est qu'un prétexte pour raconter de façon grossière toute la destinée d'une génération.

Mais peut-être aussi que j'aime trop mon papa pour réussir à comprendre qu'on puisse ainsi parler de tous ces hommes merveilleux...

Posté par Lili Galipette à 13:51 - Un peu ... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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